Durant les dernières années du XIXe siècle et la première décennie du XXe, de nombreux projets furent à l'étude pour la création d'un réseau départemental de chemin de fer en Seine-et-Oise. Mais ce n'est que par le décret du 25 juin 1907 qu'il fut déclaré d'utilité publique. Le Chemin de fer de Grande Banlieue (CGB) comportait deux réseaux : celui du nord et celui du sud. Le réseau du sud était constitué de quatre lignes : celles de Corbeil à Milly et à Maisse, d'Etampes à Maisse, de Bouville à La Ferté-Alais et d'Arpajon à Etampes. La ligne de Corbeil à Milly et à Maisse fut ouverte le 8 juin 1912. La gare de Milly, située à l'entrée de la route de Boutigny, fut inaugurée le 22 septembre 1912. Elle comportait un bâtiment principal à un étage construit en meulière, trois voies, une remise à machines et un château d'eau. Durant la Première guerre mondiale le service fut suspendu et l'autorité militaire réquisitionna le matériel roulant puis les rails. Seule la ligne Corbeil-Milly subsistait en état. L'exploitation ne recommença qu'en 1923, après que le réseau fut confié à la "S.T.C.R.P.". Pour le train survint alors un nouveau danger : le développement des services de cars, et de la voiture particulière. Le déclin se poursuivit et seule la guerre de 39-45 permit au réseau une survie d'une dizaine d'années. Les lignes Etampes-Maisse et Maisse-Corbeil furent fermées le 1er juillet 1949. La desserte marchandises de Maisse à Milly fut assurée jusqu'en 1953.

 

 

Inauguration de la gare

 

 

 

 

 

C'est le dimanche 26 mars 1899 à Melun, que fut officiellement inaugurée la ligne de chemin de fer Melun-Barbizon, exploitée par la Société du TSM, Tramway (Sud) (de) Seine-et-Marne. Ce n'est que trois ans plus tard, le 20 octobre 1902, que la création d'un second tronçon de 15 kilomètres, Chailly-Milly, fut déclarée d'utilité publique. Le 1er avril 1910, le premier train circule entre Milly et Melun. Quatre allers-retours sont fixés par jour. Depuis 1908, cinq locomotives assuraient le service, chacune possédant un numéro et un nom : la n° 1 s'appelait : Melun ; la n° 2 : Barbizon ; la n° 3 : Milly ; la n° 4 : Chailly ; la n° 5 : Arbonne. Milly était le terminus de la ligne. La gare qui était proche de la Chapelle St Blaise disposait d'un hangar, d'une remise pour une locomotive, d'une plaque tournante, d'un portique, d'un local pour les agents de conduite, d'une halle couverte pour les marchandises et d'un bâtiment pour les voyageurs. Tant en raison du danger que représentait le passage du tramway dans des villages tels que Dammarie et Chailly, que par son déficit continuel, il fut officiellement supprimé le 31 juillet 1938 pour le tronçon Chailly-Milly et le 30 septembre 1938 pour la portion Melun-Barbizon.

 

 

Dans les années 1900, seule "la Patache à PERROT", appelée aussi le Maisse-Milly, assurait la liaison entre Milly et la gare du P.L.M. de Maisse. C'était une sorte de diligence, attelée à deux percherons. A cette époque, le siège de l'entreprise était situé au 43, rue Langlois dans les anciennes dépendances du Monastère de Péronne. Une autre diligence, "la Milliacoise", assurait le transport Milly-Fontainebleau, les jours de marché ou de fête. L'entreprise de transport Perrot disparut en 1923 après l'établissement d'une ligne d'autobus entre Maisse et Milly.

 

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